
Quel financement pour ouvrir votre officine ?
- 5 minutes
- 27/11/2025

Devenir pharmacien titulaire< est un projet ambitieux, qui demande une solide préparation financière. Entre l'achat du fonds de commerce, les travaux d'aménagement, les stocks initiaux et les frais annexes, l'investissement de départ peut s'avérer conséquent ! Heureusement, plusieurs solutions existent pour financer l’ouverture de votre officine.
Alors quelles sont les différentes options de financement pour l’acquisition de votre pharmacie ? Quels sont les critères à analyser pour évaluer son prix ? Et comment mettre en place un plan de financement solide ?
Ouvrir ou reprendre une pharmacie, c’est bien plus qu’un projet professionnel : c’est l’accomplissement d’un véritable rêve d’indépendance et d’engagement au service de la santé. Si le coût initial peut sembler important - entre achat du fonds, aménagements, constitution du stock et frais annexes - il ne doit pas freiner votre ambition. Aujourd’hui, de nombreuses solutions de financement existent pour donner vie à votre projet officinal, adaptées à votre profil et à vos objectifs. Avec une bonne préparation et les bons partenaires, votre installation peut devenir une réussite durable et porteuse de sens.
Apports personnels, prêts bancaires, subventions, aides à l’installation et investisseurs... Vous disposez de plusieurs options pour le financement de l'ouverture de votre pharmacie.
L'apport personnel
Première solution pour le financement de votre pharmacie : l’apport personnel. C’est d’ailleurs un prérequis fondamental dans la plupart des montages financiers ! Vous êtes prêt à investir vos propres fonds dans votre pharmacie ? Cela atteste de votre engagement et de votre sérieux, et envoie un signal positif aux établissements prêteurs et à vos partenaires financiers.
L’apport personnel représente en général entre 10 et 30 % du coût global du projet (certains organismes de financement peuvent exiger davantage, selon le niveau de risque perçu).
Cet apport peut provenir de plusieurs sources : épargne personnelle, produits financiers débloqués (PEL, assurance vie), donation familiale ou succession, voire cession d’actifs. Plus votre apport est élevé, plus vous serez en position de force pour négocier les conditions de votre emprunt (taux d’intérêt, durée, paiement différé). Véritable levier de confiance auprès de vos partenaires, cet apport initial peut aussi faciliter l’obtention de prêts complémentaires ou de garanties extérieures.
Le prêt bancaire professionnel
Le prêt bancaire professionnel est la principale source de financement pour l’achat ou la création d’une pharmacie. Il s’agit d’un crédit amortissable, dont la durée de remboursement s’étend généralement entre 7 et 12 ans (selon la nature du projet, le montant emprunté et la capacité de remboursement du pharmacien). Le capital emprunté auprès de l’établissement bancaire dépend de plusieurs facteurs : le prix d’achat du fonds ou des parts sociales, le montant de votre apport personnel, la rentabilité prévisionnelle de l’officine et la solidité de votre business plan.
Ce type de prêt peut financer :
l’acquisition du fonds de commerce ou de parts de société ;
les travaux d’aménagement ou de modernisation de l’officine ;
l’achat du stock initial ou le renouvellement de certaines gammes ;
les frais annexes liés à la reprise (notaire, conseil, constitution de garanties…).
Pour convaincre la banque, vous devez évidemment lui présenter un business plan chiffré, structuré et crédible. Il doit contenir une étude de marché sérieuse, qui démontre le potentiel de votre future officine. Prévoyez aussi des garanties personnelles ou professionnelles (caution personnelle, nantissement du fonds de commerce, hypothèque…).
Les aides publiques et dispositifs spécifiques
Plusieurs aides publiques peuvent participer au financement de votre pharmacie, en complétant votre apport personnel ou en facilitant l’octroi de votre prêt bancaire :
des aides à la création ou à la reprise d’entreprise, accessibles sous conditions (ACRE, NACRE, aides régionales ou locales) ;
des exonérations fiscales si vous vous implantez en zone de revitalisation rurale (ZRR) ou en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
des prêts à taux zéro ou à conditions avantageuses, proposées par certaines collectivités ou institutions (comme la BPI - Banque Publique d’Investissement).
Pour identifier les aides disponibles dans votre région, pensez à vous rapprocher de la CCI, de la BPI ou d’un conseiller Giphar. En améliorant votre trésorerie et en allégeant vos charges fiscales, ces dispositifs sont un véritable plus pour le démarrage de votre activité officinale.
Les « boosters » internes ou associatifs
Au-delà des solutions classiques de financement, certains groupements ou coopératives de pharmaciens proposent à leurs adhérents des leviers spécifiques pour faciliter leur installation.
Chez Giphar, par exemple, vous pouvez bénéficier de plusieurs « boosters » de projet :
des avances remboursables à taux préférentiel ;
une prime à l’installation ;
des conditions tarifaires avantageuses sur des prestations clés : agencement, digitalisation, marketing, logistique ou merchandising...
Ces aides vous permettent de mieux structurer votre projet, de réduire vos charges initiales et d’optimiser votre rentabilité dès les premiers mois d’activité. Et ces boosters sont aussi un gage de confiance du réseau dans votre potentiel ! Véritable aide au démarrage, ils renforcent votre crédibilité auprès des banques et autres partenaires financiers...
Le soutien d'investisseurs extérieurs
Pour des projets à fort potentiel ou des rachats d’envergure, vous pouvez envisager de faire appel à des investisseurs extérieurs, via :
une participation au capital via une SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales) ;
un prêt d’honneur via des réseaux d’accompagnement (type Réseau Entreprendre) ;
des solutions de financement participatif (crowdlending, plateformes spécialisées dans les projets santé).
Attention : ce type de financement exige rigueur, transparence et alignement stratégique, et la collaboration doit être bien encadrée. Un pacte d’associés clair permet notamment de définir les modalités de gouvernance, les attentes en matière de retour sur investissement, et les conditions de sortie.
Bon à savoir : Giphar peut également vous accompagner dans la recherche de votre officine
Avant de signer un contrat de prêt ou d’intégrer un investisseur, prenez le temps de comparer et d’analyser :
le montant du taux d’intérêt (fixe ou variable), de l’assurance emprunteur et des frais de dossier ;
la durée de remboursement, qui impacte directement votre capacité de trésorerie au démarrage ;
la souplesse du contrat : possibilité de différés de remboursement, absence de pénalités en cas de remboursement anticipé, modulation des échéances... ;
les garanties demandées : cautions personnelles, nantissements sur le fonds ou sur les stocks ;
l’implication des partenaires financiers (modalités de gouvernance et de sortie, stratégie partagée, décisions communes...).
Faites jouer la concurrence entre les banques et n’hésitez pas à consulter un courtier spécialisé en pharmacie.
Bon à savoir : le prix d'achat de l'officine représente en général entre 70 et 90% du chiffre d'affaires hors taxes de l'officine.
Vous avez repéré une pharmacie à vendre ? Avant de vous engager dans l’acquisition de l’officine en question, prenez le temps d’analyser sa valeur réelle et son potentiel.
Analyser des critères de valorisation
Avant d’acheter une pharmacie, vous devez absolument analyser en profondeur plusieurs données économiques :
le chiffre d’affaires annuel et sa progression sur plusieurs exercices, pour évaluer la dynamique commerciale ;
le résultat net, pour une vision plus fine de la rentabilité (une fois les charges déduites) ;
les charges fixes (loyers, salaires, assurances, frais de gestion), qui peuvent avoir un véritable impact sur la marge ;
le potentiel de développement, avec l’implantation de nouveaux services (vaccination, bilans, entretiens), la digitalisation de la pharmacie, ou encore des actions marketing ciblées ;
l’environnement concurrentiel local : le nombre de pharmacies à proximité, les habitudes de consommation et la proximité des zones médicales.
Estimer le prix d’achat
Le prix d’acquisition d’une officine ne se résume pas à son chiffre d’affaires ! Il s’agit en réalité d’une estimation globale, qui prend en compte la rentabilité, le potentiel de développement, la localisation, et les éléments matériels de la pharmacie.
En règle générale, le fonds de commerce se valorise entre 70 % et 100 % du chiffre d’affaires TTC, selon la zone géographique, la rentabilité de l’officine et la demande locale. Il faut également tenir compte de la valeur des stocks à reprendre, du matériel informatique et du matériel d’officine (voire des murs s’ils sont vendus avec l’activité).
La négociation du prix doit s’appuyer sur des éléments objectifs. Pour une valorisation précise et rigoureuse, il est vivement recommandé de faire appel à un expert-comptable spécialisé en pharmacie.
Rejoindre Giphar, c’est faire le choix d’un partenaire engagé à vos côtés pour concrétiser votre projet officinal. Vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé et pluridisciplinaire pour bâtir un montage financier solide et adapté à votre situation, avec :
un accompagnement sur le montage financier : analyse de rentabilité, choix du statut juridique, aide à la constitution du dossier, projection à moyen et long terme... ;
une mise en relation avec un réseau d’experts spécialisés : des banquiers, des notaires, des avocats et des experts-comptables, tous familiers du secteur officinal ;
des outils pratiques : des simulateurs de financement, des modèles de business plan et des outils de suivi de rentabilité ;
des conditions négociées auprès des partenaires, fournisseurs et prestataires du réseau Giphar ;
un suivi dans la durée : ajustement de votre stratégie, aide au développement, à la cession ou à la transmission de votre officine.
Vous souhaitez en savoir plus sur notre accompagnement dans la construction de votre plan de financement ? Consultez notre page consacrée au financement.


